En direct des balkans

Venise, nous voici de retour !

Heureuse surprise, nous ne sommes qu’à 170 kilomètres de Venise… Nous avons hâte de retrouver la sérénissime, sans doute notre destination favorite depuis que nous l’avons découverte il y a quelques années. Nous retrouvons sans souci le parking gardé près de la gare de Mestre et cette fois, nous prenons le train dans le bon sens ! (Tiens, en trois ans, le billet de train est passé de 1 € à 1,50 €…)

 
Ah là là, cette sortie de la gare sur le Grand Canal fait toujours autant son effet…
Hop, un vaporetto jusqu’à San Samuele et on s’enfonce direct dans les ruelles, sans plan, au feeling pour trouver la Domus Ciliota… Bon ce coup-ci, c’est nous qui nous la pétons un peu à jouer les habituées des lieux car on tourne un peu en rond sans trouver la rue, mais cela ne nous déplait pas du tout, ça fait aussi partie du plaisir de Venise. Nous nous retrouvons sur le campo Santo Stefano, une des plus agréable place de la ville nous dit le guide, pour un premier cappuccino… Il s’avère que l’ancien couvent qui nous héberge se trouve à 50 mètres ! L’arrivée est prévue à partir de 17 heures mais nous tentons quand même notre chance dès 15 heures, et c’est sans souci que nous obtenons notre clé. Perfect ! Il n’y a plus de bonnes sœurs depuis longtemps (contrairement au couvent que nous avions expérimenté Fondamenta Santa Croce) mais à la place il nous on mit la clim’, la télé et un mini frigo. Seul nous reste comme repère le crucifix au-dessus des lits… Franchement, pour ceux qui viennent passer quelques jours à Venise, cette adresse est excellente ! Pas de couvre-feu non plus contrairement aux autres couvents, c’est devenu un véritable hôtel, bien moins cher que les autres hôtels de la cité. Le personnel est super sympa et le quartier extra (proche du Rialto, de San Marco, mais en même temps reculé donc très calme et en dehors du circuit des touristes habituels)
Première après-midi passée dans le quartier et toujours des découvertes à chaque coin de rue. C’est ça peut-être qui nous plait à Venise : chaque tournant donne à voir une splendeur, la plus petite des ruelles un peu délabrée peut réserver ses surprises. Chaque église, sans grand intérêt de l’extérieur, peut receler des œuvres majestueuses (et pourtant on sait combien j’aime les églises…) Et quand en plus, les italiens que vous croisez sont heureux de vous parler de leur ville, il faudrait être difficile pour ne pas s’y sentir bien.
 
 
Parmi les découvertes du jour :
Le campo Santo Stefano : il était autrefois recouvert d’herbe et était le théâtre de courses de taureaux.
 
 
 
 
Le palazzo Loredan et sa façade renaissance (1536) qui était à l’origine décorée de fresques. C’est aujourd’hui le siège de l’institut des sciences, des lettres et des arts de Vénitie.
 
 
 
 
L’église Santo Stefano (érigée au XIIè s. et reconstruite en 1325) et son campanile particulièrement penché. A l’intérieur, cela ne rigole pas : short et épaules nues sont interdits (comme dans beaucoup d’églises en Italie). Mon short passe quand même, mais la voisine avec son t-shirt à bretelles se fait littéralement jetée dehors… Pas aimable le gardien ! La sacristie abrite des œuvres de Palma le Vieux, Vivarini, Paris Bordone et du Tintoret.
 
Le campo Manin et la caisse d’épargne (si si !), car c’est l’un des rares monuments contemporain de Venise (1968). Au milieu de cette place, une toute petite ruelle mène au palazzo Contarini del Bovolo. Et en entrant dans la cour de ce palais, on découvre le très connu « escalier du Colimaçon » (Scala del Bovolo) édifié en 1499. Reproduit sur nombre de cartes postales, il est du coup étonnant de le trouver sur une si petite place, coincé entre les maisons. Il en parait encore plus imposant.
 
Un petit coup d’œil au musée Vivaldi et nous nous retrouvons une nouvelle fois en terrasse, cette fois-ci pour des spécialités toujours aussi locales : risotto aux langoutines et courgettes (oh la la Takati, tu dois nous envier ^^) suivi d’un Tiramisu pour l’une et d’une Panacotta pour l’autre ! Le serveur s’applique à parler français et tout à coup se lâche : « oh j’adore la France, j’adore, j’adore, j’adore ! J’adore la France et les français ! » Et beh, ça c’est de la déclaration ! Du coup il nous raconte être allé à Paris et à Lille ! La prochaine fois : la Bretagne ! Quand on vous dit que ces vénitiens sont sympas !
 


Publié à 23:00, le 8/08/2010, dans 4. Italie, Venise
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Une riviera autro-hongroise

Et bien non, vous ne vous en sortirez pas comme ça, nous sommes au XXIème siècle et même les anciens couvents possèdent leur connexion wifi ! Quel plaisir pour nous de pouvoir partager notre épopée vénitienne !

 

Pour le moment, nous voici au départ de Slano et en direction du nord croate. Nous avons pour projet de nous arrêter vers Rijeka, ville industrielle et portuaire du bord de l’Istrie.
Nous avons beaucoup de chance car nous remontons d’une traite tout le pays, sans bouchons malgré la circulation assez dense et les alertes de nos propriétaires. Nous n’avons aussi droit qu’à une seule averse assez dense (car il ne faut pas oublier que nos essuie-glaces sont défectueux…) mais on sert les fesses, on n’enclenche pas la vitesse la plus rapide pour éviter au maximum les défaillances, et en avant Guingamp !
Lors de notre première pause vers Split, coïncidence amusante, nous retrouvons par hasard une partie de la famille Pijaca : Brno et ses parents qui remontent chez eux. L’occasion de s’échanger quelques mots mais encore une fois la conversation est limitée à cause de notre anglais lui-même sommaire. C’est décidé, en rentrant on se renseigne pour des cours du soir au CUEP. Trop frustrant de ne pas pouvoir parler davantage avec les habitants des pays où l’on va. La photo ci-contre : nous aons souvent eu l'occasion de voir des cars croates avec la photo de la vierge sur le pare-brise avant. Ici, c'est un car français qui la porte à l'arrière... Mais on sait d'où ils viennent : d'un petit village bosniaque où la vierge est apparue en 1981 à des enfants... Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu sur le parvis de l'église...
En milieu d’après-midi, nous atterrissons à Opatiha, petite commune voisine de Rijeka, qui était la destination préférée des têtes couronnées et de l’aristocratie autrichienne pendant l’Empire Austro-Hongrois. Elle en garde beaucoup de traces sur le plan de l’architecture. Les gens venaient aussi y « prendre les eaux » réputées pour leurs vertus thérapeutiques. Nous confirmons que c’est resté la destination favorite d’un bon nombre d’autrichiens âgés et fortunés !
Qu’importe, la côte est sympathique et les bâtiments méritent le coup d’œil. Nous partons donc en quête d’une chambrette mais cela s’avère un poil difficile. Full full, totality full ! On essaie les hôtels : full ! Sauf le « grand hotel Belvédère » qui propose une dernière chambre « de secours » à Marie-Odile. Face à la pénurie locale, nous acceptons et nous retrouvons dans une vaste chambre avec bureau et vue sur la mer…
 
 
 
 
Le « de secours » correspond en fait à la totale décrépitude du lieu hi hi hi ! Irrécupérable, à démonter et à repeindre ! Même la fenêtre ne ferme plus… Les volets sont cassés, la moquette arrachée, la tapisserie etc. etc. Le plus drôle ce sera le lendemain après être partie où nous nous apercevrons que, contrairement à ce que nous avions compris, nous payons le prix fort pour cette pseudo chambre… Il aurait fallu comprendre que le prix annoncé la veille était par personne…
Nous y passons cependant une bien agréable soirée, entre farniente au bord de l’eau, promenade sur la jetée construite en 1900 par l’amicale autrichienne et surtout fous rires à observer les autres clients de l’hôtel, pour la plupart sans doute en pension complète, et qui se la pète de chez se la pète ! Incroyable ! En en voit pas des comme ça tous les jours… Jusqu’à la gamine de 13 ans, poignet en bec de canne qui fait sa chochotte à la réception, se mirant dans les glaces tout en tenant son caniche en laisse… Pas de photo, c’est vraiment dommage mais le spectacle est pouffant. Elle râle après son grand-père et laisse apparaître un joli appareil dentaire qui casse tout le mythe de la belâtre… Quant à la soirée musicale (en live s’il vous plait)… Que du lourd !
Pas de clim’ dans la chambre mais qu’importe puisque la fenêtre ne ferme pas, on se requinque avec une bonne nuit de sommeil pour affronter les prochaines ruelles de Venise !


Publié à 22:59, le 7/08/2010, dans 4. Italie, Opatija
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Slovénie, Croatie et Vénitie !

Et oui, demain nous remontons déjà dans le noooord... de la Croatie ! Finie la rigolade ? Non... nous allons doucement rejoindre Venise pour quelques jours encore de flânerie touristique ! Cependant, ce blog tire temporairement sa révérence car il est peu probable que dans notre couvent vénitien nous ayons accès à internet !

 

 

 

Pour ce qui semble donc être le dernier article croate je vous propose une petite vidéo parfaitement inutile mais rigoureusement authentique... Les rares moments où je filme avec mon super Lumix, c'est lorsqu'il n'y a absolument rien à faire : par exemple sur le balcon... ou encore, sur la plage en chantant "combien pour ce chien dans la vitrine ? ouah ouah !" (et cela fera plaisir à notre famille du Touquet !)... ou bien parce que tout à coup, j'ai l'impression d'être une touriste de base ! Vous comprendrez mieux en visionnant ce formidable petit clip qui résume parfaitement ce que je viens de vous dire et dans lequel j'ai préféré laisser le son d'origine. Vous pourrez ainsi mieux mesurer combien Slano est une petite commune particulièrement calme !


Hvala à tous pour vos commentaires ou vos visites,

U drugo vrijeme, mozda ! (je vous laisse traduire via google ^^) Je mettrai sans doute ce blog à jour avec notre périple italien à notre retour...



Publié à 01:19, le 6/08/2010, dans 2. Croatie, Luka Slano
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Direction Mostar en Bosnie Herzégovine. Sur la carte, ça n'est pas loin... Mais il ne faut pas oublier que nous sommes en pays montagneux, que nous avons 4 postes frontières à passer (à l'aller et autant au retour) et qu'en Bosnie Herzégovine la vitesse est limitée à 50 ou 60 sur les routes.

maraîchages sur d'anciens marais...

Nous partons à 8H30 et il fait déjà 30°c... Cela promet puisque nous partons dans les terres... Dès que nous passons la frontière Bosniaque, nous constatons que le pays n'en est pas du tout au même stade de reconstruction que la Croatie. Des ruines, des impacts partout et surtout plein de cimetières, même en campagne. Un grand cimetière dans un hameau, il n'y a pas à réfléchir longtemps pour mesurer que le coin à salement morflé !

Deux heures et quelques plus tard, nous arrivons à Mostar et, malgré les dégâts encore bien apparents, on se dit que fichtre, cela devait être une belle ville avant ! Mostar va mal en dehors de sa vieille ville, cela se voit et se sent. Il faut dire que la ville connait 50% de chômeurs...

   

On s'enfonce vers la vieille ville qui, elle, a été quasi totalement reconstruite et restaurée. L"inauguration du nouveau pont a eu lieu en 2004. Une mosquée nous fait de l'oeil, on s'arrête pour visiter et, soyons folles, profitons-en donc pour monter au minaret ! Ben oui, c'est vrai, de ce temps là, on est quand même au-dessus de 30°c, une bonne volée de 89 marches bien hautes dans un colimasson très étroit, cela ne peut pas nous faire de mal !!! Pauvres folles que nous sommes... Nous arrivons en haut totalement dégoulinantes et moi avec une agréable petite sensation vertigineuse sur cette étroite plate-forme en hauteur...

D'en haut, nous contemplons Mostar et ses nombreux minarets (ça nous change !) mais aussi sa haute croix sur la colline et d'autres édifices en plus ou moins bon état selon les cas. Deux autres courageux surgissent lorsque nous nous apprêtons à descendre... Lui rigole, elle est pâle comme un linge malgré la chaleur et regrette déjà d'être montée pour cause de claustrophobie... Mais c'est vrai qu'une fois que tu es partie à monter, pas question de faire demi-tour, c'est trop étroit pour cela.

Pour cette même raison, nous attendons donc qu'ils soient tous deux parvenus au sommet pour entamer notre propre descente ! et prions Allah pour que personne n'entame au même moment l'ascension par le bas... Nous attérissons enfin dans la mosquée avec des têtes tellement fraîches que le touriste anglais qui s'y trouve en déduit illico qu'il ne fera pas l'expérience du minaret avec sa petite famille ! Nous, on n'est pas peu fières de l'avoir fait quand même !

 

 

 

Du coup, on se récompense en achetant des petits cadeaux dans le petit jardin attenant (la gentille dame bosniaque nous offre deux petits portes-bonheur) et on se met la tête sous la fontaine !

Il est temps de partir à la recherche du fameux pont mais avant, nous prenons la rue commerçante où tous les artisans (et peut-être quelques revendeurs... ^^) nous montrent leurs trésors. Quelques nouvelles emplettes et on s'arrête déjà pour déjeuner. Au menu ? Calmars pour M.O. et Daurade pour moi... Contrairement au routard qui disait ne pas avoir apprécié la gastronomie locale, nous nous sommes régalées !

 

On reprend la balade et on retrouve un peu plus loin une équipe de tournage qu'on avait déjà remarquée au resto et qui filment devant une échoppe... Le vieux monsieur qui travaille, tout à coup se lève, fâché par on ne sait quoi et jette son matériel. Un ange passe et nous avec...

 

 

Les attractions ne manquent pas puisque plus loin ce sont des plongeurs, du pont ou d'ailleurs, qui retiennent notre attention... Aurez-vous deviné que l'eau, si attirante par cette chaleur, est turquoise ?

 Pour nous il est temps de quitter Mostar, il fait une chaleur difficilement supportable (nous avons atteint les 40°c) et nous avons besoin d'eau ! On boirait la mer et les poissons ! Sur le chemin du retour d'ailleurs, le manque d'eau va se faire à nouveau sentir et, de retour en Croatie, nous recherchons donc un Konsum ou autre Merkator ouvert pour acheter quelque bouteille raffraichissante. Bizarre bizarre, tout semble fermé... Pourtant, on vérifie les horaires, on cherche les noms des jours dans le routard et oui, nous sommes bien ?etvrtak (jeudi) et il est écrit que le magasin est fermé le Nedjelja après-midi (dimanche)... On se creuse la tête, j'avance l'hypothèse d'une fermeture en l'honneur de l'anniversaire de mon père... mais cela paraît quand même un peu étonnant. Non pas qu'il ne mérite pas cet honneur, mais bon... jusqu'en Croatie... Vive le routard qui nous permet de comprendre que le 5 août est en fait un jour férié dans ce pays, la journée du souvenir national... Voilà pourquoi sur la route on avait bien noté que les plages étaient plus bondées que d'habitude... Oh la la, ça donne des envie de baignade tout ça ! Et bien ce sera pour plus tard. 

Nous nous arrêtons d'abord à Mali Ston et Ston, deux petites bourgades reliées par les plus grandes fortifications d'Europe !!! Une muraille de 5,5 kms qui court dans la montagne et que nous avions repérée ce matin... 

Elle aussi porte les stigmates de la guerre mais elle reste très étonnante...

 



Publié à 23:20, le 5/08/2010, dans 3. Bosnie Herzegovine, Mostar
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Histoire de dire...

Doberdan sur le blog qui sert à tout qui sert à rin ! Mais tout d'abord, un grand merci à ce jeune garçon croate qui nous a fait la danse du Totof de la vie est un long fleuve tranquille pendant une bonne partie de l'après-midi ! Cela valait bien une mise en lumière sur ce blog !

J'annonce la couleur tout de suite : nous avons bullé toute la journée (sauf les trois heures de boulot intensives mais ça ne compte pas puisque c'était sur la terrasse, les yeux dans les le vagues... et la mer juste en face !), en alternant plage et baignade. Il va donc être une nouvelle fois difficile de tenir le touriste de ce blog en haleine !

Qu'importe ! Il y aura tout de même un article et vous aurez même la joie d'un super diaporama de gens que vous ne connaissez pas en final. Super hein ! Qui c'est qui est content ???

Donc aujourd'hui, nous avons emprunté des vélos aux Pijaca pour aller nous balader de l'autre côté de la baie. Il aura quand même fallu que nous ayons des français à côté de nous (non non pas le Touquet, on ne leur parle pas, ce sont des bêcheurs !, d'autres et de toute façon nous sommes cernées par des français donc... ) pour comprendre que les vélos sur la terrasse étaient à notre disposition ! Nous voici donc parties pour les plages d'en face, plus grandes et plus familiales. Et c'est tout ! Ben oui, il n'y a rien à en dire à part qu'elles sont bien, qu'il y a plein de gens à regarder donc on ne s'ennuie pas et que l'eau est bleue et transparente mais tout ça vous le savez déjà.

Ci-dessus, Mme Pijaca mère et ses deux grands fistons... Sur ce, zbogom et à demain !

 



Publié à 23:06, le 4/08/2010, dans 2. Croatie, Luka Slano
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