En direct des balkans

Chez Giullietta e Romeo

Aujourd’hui, c’est sous un ciel un peu gris que nous quittons Venise. Une heure de queue à la gare pour obtenir un billet pour Mestre, ça donne envie de monter dans le train sans billet, surtout pour 5 minutes de trajet… et bien heureusement qu’on ne le fait pas car comme par hasard pour la première fois on se fait contrôler. Et au passage, le ticket de train est revenu à 1 €… Je crois que le guichetier de l’autre jour s’est mis une commission dans la poche…
Aucun problème pour retrouver la voiture (vu le prix du parking gardé, ce serait dommage…) et direction Verona où nous attend Francesco dans son auberge de jeunesse. Heureusement nous échappons une nouvelle fois à la pluie car désormais les essuie-glaces se chevauchent carrément. Oui, cette fois c’est sûr, il y a bel et bien un problème...

 




Un accueil chaleureux par le propriétaire des lieux qui se plie en 4 pour nous être agréable. Il appelle une de ses copines pour nous trouver une chambre pour demain soir, nous file plein de docs et repart comme il est venu.



Nous partons pour une première visite de Verone, ville des célèbres Romeo et Guillietta ! De bien belles arènes accueillent en ce moment le 80ème festival d’opéra de la ville, ce qui explique les décors gigantesques garés devant…



Balades dans les rues animées ou moins et on s’offre Pizza et Tagliatelles pour rester dans la couleur locale. Excellentissimo !



Publié à 23:32, le 12/08/2010, dans 4. Italie, Vérone
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Et Hugo Pratt au Lido

Bon quelles îles allons-nous visiter aujourd’hui ? Histoire de rencontrer des vrais gens… Ce sera Torcello et son siège d’Attila, San Erasmo l’île maraîchère, San Servolo et son ancien asile psychiatrique et pour finir le Lido, ses palaces et sa longue plage de sable fin…

Bon, faut d’abord trouver l’embarquement et ça ce n’est pas facile. Direction les Fondamenta Nuove ! Un petit saut de Vaporetto jusqu’au Rialto et on traverse ensuite le quartier à pied pour rejoindre les Fondamenta. Le guide nous apprend au passage que ces Fondamenta ont pourtant failli disparaître dans un projet d’autoroute… Incroyable… Comment imaginer un projet aussi saugrenu quand on peut y admirer la lagune et quand on voit les incessants aller-retour de tous les bateaux qui desservent les îles…
 
A Venise, il faut savoir que quand on décide de traverser un quartier, il est impossible d’aller tout droit, ce qui complique considérablement les choses… Si vous ajoutez à cela que toutes les ruelles ne sont pas représentées sur les plans et que les noms de rue peuvent également être quelques peu différents entre la réalité et le plan, vous avez une idée plutôt réaliste de notre situation. Certes, se perdre à Venise fait partie du charme de la ville et on y découvre toujours des endroits fantastiques, par hasard comme l’église St Jean et Paul (hihi), ce qui est bien plus savoureux je vous l’accorde. Mais il faut le prévoir car pour un petit bout de quartier, il nous faudra bien une heure et demi pour rejoindre le vaporetto sur les Fondamenta Nuove ! Du coup, bye bye Torcello (trop loin).
 
 
En route pour San Erasmo, le potager de Venise. Nous avons droit à un bateau super rapide qui file vers… le grand calme… Calme de chez calme Erasmo ! Ah ça, c’est sûr que tu as le temps d’entendre les haricots pousser… Bon ben, il faut se rendre à l’évidence : il n’y a pas grand-chose à faire ou voir ici, mais en revanche, tout le monde nous dit bonjours, le charcutier enveloppe avec amour nos deux tranches de jambon italien et la caissière de l’épicerie nous sort son « aurevouir » avec son plus joli sourire ! Ca valait donc bien le coup ! En fait, sur l’île, tout le monde circule à vélo ou dans des mini-camionnettes à trois roues… Mais comme il n’y a pas de loueurs de vélos (vous n’imaginiez quand même pas qu’on allait faire de la voiturette ???), on reprend le bateau dans l’autre sens pour un retour sur Venise avant de repartir vers le Lido. Et oui, c’est comme en Croatie ici, impossible d’aller d’une île sur une autre, il faut revenir au point de départ et repartir… Bon ben bye bye aussi San Servolo (mal desservie) et bonjour le Lido !
 
 Vingt minutes plus tard nous y sommes. Nous esperions admirer l'hotel des bains ou fut tourne le film de Visconti "mort a Venise", mais celui-ci est en grande refection. Et bien puisque c'est comme ça, direction la playa ! Et de toute façon, ce n'est le nombre qui manque d'hotels 4 etoiles par ici !

L'eau n'est pas aussi bleue qu'en Croatie, mais elle reste transparente et surtout elle est encore plus chaude ! Je ne m'en prive donc pas ! Notre retour sur Venezia nous permet de redecouvrir combien il est agreable de loger sur une ile sans voiture... Direction notre resto du premier jour avec le gentil serveur qui aimait tant les français... Manque de bol il est ferme donc nous nous rabattons sur celui d'à còté qui s'avère ètre très bien également et dont le serveur va également nous faire son petit show... Il nous conseille sur le menu et pousse la blague jusau'à nous dicter carrément ce que l'on doit prendre :) On obtempère et Eugenio vient régulièrement vérifier qu'il nous a bien conseillé ! Au passage, nous avons repéré le frère jumeau de Mister Bean qui s'est fait embauché pour la saison !
 


Publié à 09:21, le 11/08/2010, dans 4. Italie, Venise
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Sur les traces de Corto Maltese

Pfiou ! Un peu plus et on ratait l’heure du petit dèj. ! Une matinée studieuse de plus avant un bon déjeuner à la cantine du quartier. Perso, Marie-O. et moi on pense que les italiens sont fidèles à leur réputation pour leur capacité à préparer les pâtes. Mais nos jeunes voisins de tables français ne sont pas de cet avis… La caricature du touriste français pénible, jamais content, qui prend les serveurs pour leurs bonnes et qui concluent du haut de leur 25 ans à tout casser : « ouais en fait Venise, c’est une ville de vieux ploucs, y a rien à faire ! Je pensai au moins qu’ils sauraient préparer les pates… C’est pas bon… Et le vin, il n’est pas bon, en plus il n’est pas frais (c’était du rouge)… Et en plus notre hôtel il est censé avoir 5 étoiles et bien moi je trouve que ça dépasse pas les prestations du 4 étoiles ! Au moins à Ibiza… etc. » Bon, quand on lit ce qu’on lit, on imagine le genre… ? Et bien pas du tout ! Ils avaient plutôt l’air d’arriver de Petzouille les Oies ! En fait, ils étaient de Strasbourg pour ceux que ça intéresse.

Bon, on ne va pas non plus passer la journée là-dessus donc nous partons tranquillement à la découverte du quartier de Castello. Nous l’avions un peu parcouru déjà l’hiver et bien l’été, c’est pas mal non plus,,,
 
Nous commençons par prendre le vaporetto en sens inverse… (ce n’est pas la première fois ^^ et sans doute pas la dernière !) et nous en apercevons très tardivement ! Du coup, on descend à la Ferrovia et on le reprend dans l’autre sens. Ah ça pour faire du bateau, on aura fait du bateau pendant l’été ! Pour rejoindre le Castello nous devons passer via San Marco et voici ce que nous fuyons :
  
Nous préférons les quartiers délaissés par les touristes et celui du Castello est parfait pour ça. Nous retrouvons ainsi l’église San Pietro di Castello qui se trouve en fait sur une petite île et qui, sous un air plutôt banal, peut se vanter d’une hauteur sous voûte de 54 mètres, soit seulement 4 mètres de moins que sa célèbre soeur de Michel Ange à St Pierre de Rome ! Excusez du peu ! A côté de l’église se trouve le campanile penché (1482) de la basilique St Pierre, l’ancienne cathédrale de Venise. Un petit tour dans l’ancien couvent laissé à l’abandon et qui fut pourtant jusqu’en 1807 le siège du patriarcat et nous nous enfonçons dans les ruelles de ce quartier d’artisans. On peut encore y voir dans quelques cours abritées les Impiraperle (enfileuses de perles) qui, à l’aide de peignes faits d’aiguilles très fines font des colliers.
 
 
Il fait très lourd aujourd’hui et nous sommes bien contentes de trouver les jardins Giardini Pubblici (ce sont les jardins de la biennale d’art contemporain) à l’ombre pour une petite reposette à l’italienne. Nous reprenons ensuite le vaporetto mais, comme d’habitude, nous ne faisons qu’à moitié attention à ce que nous prenons comme bateau et celui-ci ne s’arrête pas à notre arrêt de San Samuele ! Tant pis ou tant mieux, on descend au Rialto et on rentre à pieds en se perdant quelques fois et donc en découvrant quelques coins reculés très sympathiques !
 
Un pique-nique dans la chambre et direction l’église San Vidal pour les 4 saisons de Vivaldi par l’Interpreti Veneziani.



Publié à 22:20, le 10/08/2010, dans 4. Italie, Venise
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Quand nos pas nous ramènent toujours aux mêmes endroits...

Aucun bruit, ce quartier est parfait ! Cela nous permet de récupérer comme il faut et d’être d’attaque pour une nouvelle journée de dédales vénitiens. Ce matin, nous commençons par le quartier du marché du Rialto, mais il y a trop de monde à notre goût alors nous nous enfonçons vers notre ancien quartier hivernal : le campo San Polo et le campo San Thomas… Des souvenirs que nous partageons avec les filles d’Artins, de Douarnenez et de Nantes, alors petites photos clin d’œil !

 

 

  
L’artisan fabriquant de masques est toujours là, je craque cette fois-ci pour un Arlequin après avoir renversé quelques masques dans la boutique… Grosse frayeur ! Le magasin de gants est toujours présent également mais je ne craque pas ! Ah tiens, tu te souviens c’est là qu’on a commencé à voir la neige tomber le 31… Et là, j’étais venue le matin avec Lora pour photographier les bateaux sous la neige… Il y avait les planches pour l’aqua-alta… Et oui, nous avons passé la matinée avec vous les filles !
 
Nous retournons via le vaporetto à San Samuele et Santo Sebastian déposer nos emplettes et déjeuner dans un petit resto du quartier qui va sans doute devenir notre cantine car c’est bon, frais et pas cher. Il possède en plus le charme des restos locaux où l’on entend beaucoup parler italien (et français car là-dessus on se ressemble, on aime bien manger !). D’ailleurs on retrouve notre petit quincailler du matin attablé devant ses spaghettis ! Puis, direction le palazzio Grassi, musée d’art contemporain qui nous avait bizarrement échappé lors de nos deux dernières visites à Venise… Erreur car il est très très bien. Bon, il est aussi bien cher mais… Là aussi, beaucoup de français, mais nous n’allons pas nous plaindre de voir les français dans les musées n’est-ce pas ? C’est d’ailleurs quelque chose que nous remarquons dans tous les pays où nous allons : les touristes français ont la bonne idée de beaucoup fréquenter les musées.
  
Puisque c’est notre journée musée, nous ne pouvons pas échapper à la fondation Peggy Guggenheim. C’est un passage obligé tant la collection est de qualité. Je retrouve « l’empire des lumières » de Magritte et râle une nouvelle fois contre cette idée atroce qu’ils ont eu de protéger tous les tableaux de la collection derrière des vitres ! Je sais bien qu’il s’agit sans doute d’une protection nécessaire, mais cela dénature totalement les œuvres : les reflets des visiteurs, des lampes, des fenêtres prennent parfois le dessus, c’est pour dire !
Mais bon, qu’il est agréable aussi de flâner dans la maison de cette sacré collectionneuse et de passer un moment sur sa terrasse au bord du grand canal… Rien que pour ça, j’y retournerai bien demain… Ah non, c’est vrai, demain nous irons visiter les îles ! Mais maintenant que la plupart des touristes ont quitté la ville, je me ferai bien une petite balade sur le grand canal moi… Allez, zou, c’est parti !

 



Publié à 22:12, le 9/08/2010, dans 4. Italie, Venise
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Venise, nous voici de retour !

Heureuse surprise, nous ne sommes qu’à 170 kilomètres de Venise… Nous avons hâte de retrouver la sérénissime, sans doute notre destination favorite depuis que nous l’avons découverte il y a quelques années. Nous retrouvons sans souci le parking gardé près de la gare de Mestre et cette fois, nous prenons le train dans le bon sens ! (Tiens, en trois ans, le billet de train est passé de 1 € à 1,50 €…)

 
Ah là là, cette sortie de la gare sur le Grand Canal fait toujours autant son effet…
Hop, un vaporetto jusqu’à San Samuele et on s’enfonce direct dans les ruelles, sans plan, au feeling pour trouver la Domus Ciliota… Bon ce coup-ci, c’est nous qui nous la pétons un peu à jouer les habituées des lieux car on tourne un peu en rond sans trouver la rue, mais cela ne nous déplait pas du tout, ça fait aussi partie du plaisir de Venise. Nous nous retrouvons sur le campo Santo Stefano, une des plus agréable place de la ville nous dit le guide, pour un premier cappuccino… Il s’avère que l’ancien couvent qui nous héberge se trouve à 50 mètres ! L’arrivée est prévue à partir de 17 heures mais nous tentons quand même notre chance dès 15 heures, et c’est sans souci que nous obtenons notre clé. Perfect ! Il n’y a plus de bonnes sœurs depuis longtemps (contrairement au couvent que nous avions expérimenté Fondamenta Santa Croce) mais à la place il nous on mit la clim’, la télé et un mini frigo. Seul nous reste comme repère le crucifix au-dessus des lits… Franchement, pour ceux qui viennent passer quelques jours à Venise, cette adresse est excellente ! Pas de couvre-feu non plus contrairement aux autres couvents, c’est devenu un véritable hôtel, bien moins cher que les autres hôtels de la cité. Le personnel est super sympa et le quartier extra (proche du Rialto, de San Marco, mais en même temps reculé donc très calme et en dehors du circuit des touristes habituels)
Première après-midi passée dans le quartier et toujours des découvertes à chaque coin de rue. C’est ça peut-être qui nous plait à Venise : chaque tournant donne à voir une splendeur, la plus petite des ruelles un peu délabrée peut réserver ses surprises. Chaque église, sans grand intérêt de l’extérieur, peut receler des œuvres majestueuses (et pourtant on sait combien j’aime les églises…) Et quand en plus, les italiens que vous croisez sont heureux de vous parler de leur ville, il faudrait être difficile pour ne pas s’y sentir bien.
 
 
Parmi les découvertes du jour :
Le campo Santo Stefano : il était autrefois recouvert d’herbe et était le théâtre de courses de taureaux.
 
 
 
 
Le palazzo Loredan et sa façade renaissance (1536) qui était à l’origine décorée de fresques. C’est aujourd’hui le siège de l’institut des sciences, des lettres et des arts de Vénitie.
 
 
 
 
L’église Santo Stefano (érigée au XIIè s. et reconstruite en 1325) et son campanile particulièrement penché. A l’intérieur, cela ne rigole pas : short et épaules nues sont interdits (comme dans beaucoup d’églises en Italie). Mon short passe quand même, mais la voisine avec son t-shirt à bretelles se fait littéralement jetée dehors… Pas aimable le gardien ! La sacristie abrite des œuvres de Palma le Vieux, Vivarini, Paris Bordone et du Tintoret.
 
Le campo Manin et la caisse d’épargne (si si !), car c’est l’un des rares monuments contemporain de Venise (1968). Au milieu de cette place, une toute petite ruelle mène au palazzo Contarini del Bovolo. Et en entrant dans la cour de ce palais, on découvre le très connu « escalier du Colimaçon » (Scala del Bovolo) édifié en 1499. Reproduit sur nombre de cartes postales, il est du coup étonnant de le trouver sur une si petite place, coincé entre les maisons. Il en parait encore plus imposant.
 
Un petit coup d’œil au musée Vivaldi et nous nous retrouvons une nouvelle fois en terrasse, cette fois-ci pour des spécialités toujours aussi locales : risotto aux langoutines et courgettes (oh la la Takati, tu dois nous envier ^^) suivi d’un Tiramisu pour l’une et d’une Panacotta pour l’autre ! Le serveur s’applique à parler français et tout à coup se lâche : « oh j’adore la France, j’adore, j’adore, j’adore ! J’adore la France et les français ! » Et beh, ça c’est de la déclaration ! Du coup il nous raconte être allé à Paris et à Lille ! La prochaine fois : la Bretagne ! Quand on vous dit que ces vénitiens sont sympas !
 


Publié à 23:00, le 8/08/2010, dans 4. Italie, Venise
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